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Au deuxième trimestre, les prix dans l’ancien ont poursuivi leur décrue :
-0,7 % sur la France entière et -0,6 % pour la région parisienne.
Mais sur douze mois, le mouvement est bien plus prononcé. Tous biens
confondus, la baisse est de 3,6 %, et même de 3,9 % pour les appartements.
En outre, cette moyenne cache des disparités considérables. Ainsi en Bretagne et dans le Languedoc Roussillon, les prix chutent respectivement de 5,2 % et de 5,7 %. Il en va de même en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la baisse des prix atteint 5,9 %.
Dans le même temps, les taux des crédits immobiliers sont descendus à des niveaux historiquement bas.

Cette conjonction d’éléments favorables est rare. Elle crée un environnement
exceptionnel pour accéder à la propriété ou pour procéder à un investissement locatif. Pour autant, sur le terrain, le ressenti observé chez les particuliers ne témoigne pas du même enthousiasme.

Certes, selon un sondage Ifop, 46 % des Français jugent désormais que les conditions sont favorables à l’achat.
Cela représente un progrès par rapport à la dernière enquête d’octobre 2012,
où ils n’étaient que 26 % à penser de la sorte.
Mais ils restent encore 38 % à considérer que le moment n’est pas opportun.

De leur côté, les vendeurs sont encore plus catégoriques : 62 % pensent que les conditions ne sont pas réunies pour finaliser une transaction.
Du coup, leur attentisme congestionne le marché. Le volume de transactions en atteste : cette année, il y aura 72 000 transactions de moins qu’en 2012.

Pourtant, l’an dernier, un recul de 98 000 opérations avait déjà été enregistré. En pourcentage, le recul devrait être de 10,2 % cette année. Il fera suite à une baisse de 12,2 % pour 2012.

Au final, l’idée fait son chemin que le moment est propice pour réaliser une
bonne affaire immobilière : 58 % le pensent contre 42 % en octobre 2012.
Mais encore faut-il avoir envie de passer à l’acte. Or pour cela, il manque un élément déterminant : la confiance.
Le gouvernement a un rôle déterminant à jouer pour la faire revenir. Les Français attendent en effet de lui des signaux forts.
En particulier des mesures réellement incitatives, prises dans le cadred’une politique lisible et stable.

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