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La baisse des taux d’intérêt et l’arrêt de la hausse des prix auraient dû relancer le marché immobilier. Ce n’est pas le cas en raison de la situation macro-économique et des anticipations de baisse des prix sur les marchés où elle ne s’est pas encore produite. Ces taux ont néanmoins permis d’enrayer cette baisse et de maintenir un certain niveau de volume de ventes là où l’accession constitue l’essentiel du marché.

On peut désormais craindre que ce mouvement de baisse des taux arrive à son terme : les taux longs ont augmenté de 0,7 points depuis deux mois ; certains économistes estiment qu’ils pourraient augmenter de deux points sur les deux années à venir. Même si, dans cette hypothèse, les prix pourraient globalement enregistrer un recul, il est peu probable que les acquéreurs dans leur ensemble gagnent du pouvoir d’achat, de sorte que cela contribuera à bloquer de nouveau le marché.
Dans ce cadre, les primo-accédants modestes seraient les plus pénalisés, l’absence d’aide dans l’ancien étant déjà durement ressentie. Le prêt à taux zéro constituait en effet bien souvent l’apport financier de ces acquéreurs. Aujourd’hui, ces derniers sont exclus de l’accession à la propriété ne pouvant se constituer un apport financier personnel suffisant.
Les prix de l’immobilier sont peu élastiques à la baisse puisque une bonne partie des vendeurs peut choisir de ne pas vendre. Il est donc venu le temps de mettre fin à la période d’attentisme enregistrée depuis le 3ème trimestre 2012, le temps pour les vendeurs de déclencher la mise en vente de leurs biens et pour les acquéreurs d’émettre des offres d’achat.

Carte Prix médian au m2 des appartements anciens au 1er trimestre 2013Image

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