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Les prix des locations et des biens à la vente stagnent, alors que le volume des transactions est qualifié de «moyen»

L’activité du secteur de l’immobilier a été particulièrement stable en Haute-Savoie lors du premier semestre de 2013 par rapport à 2012. Le constat est celui de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) des Savoie. L’organisation professionnelle a présenté la semaine dernière ses chiffres pour les segments de la location et de la vente, dans le neuf et l’ancien.

Les loyers mensuels des appartements ont ainsi fait preuve globalement d’«une stabilité impressionnante», a noté Christophe Guitton, responsable des statistiques pour la Fnaim des Savoie. Par région, seuls les bassins d’Annecy et du Chablais haut-savoyard ont enregistré une hausse; à respectivement 13,69 et 11,52 euros le prix médian du mètre carré. Si ce prix est le plus élevé dans le secteur annécien, c’est toutefois dans celui du Genevois haut-savoyard que le loyer médian pour un appartement moyen (53 m²) est le plus cher; à 685 euros dans le second cas contre 660 euros dans le premier. En revanche, les loyers mensuels des maisons ont enregistré une «hausse notoire» sur l’ensemble du département. Le prix médian au mètre carré pour ce type d’objet est ainsi de 11,83 euros, une maison moyenne (115 m²) étant louée pour 1390 euros par mois. «Si les loyers ont tendance à stagner, voire à baisser légèrement, le volume des locations, lui, reste assez dynamique», a précisé Grégory Monod, président de la Fnaim des Savoie.

Dans la vente, les prix sont aussi restés stables. Par région, c’est dans le bassin annécien qu’un appartement moyen coûte le plus cher, avec un prix médian au mètre carré de 3770 euros. C’est par contre dans les zones frontalières à Genève que le prix médian d’une maison moyenne est le plus élevé; à 398 000 euros dans le Genevois haut-savoyard et 350 000 euros dans le Chablais haut-savoyard, contre 325 000 euros à Annecy et dans sa couronne. «L’influence des travailleurs frontaliers et des Suisses s’installant en France persiste» sur le marché immobilier du nord du département, a relevé Christophe Guitton. En termes de volumes des transactions, l’activité est qualifiée de «moyenne» par les spécialistes, avec 4000 ventes d’objets réalisées en Haute-Savoie lors des six mois sous revue. «Le nombre des ventes était en baisse au début du semestre, mais il a repris dans les mois qui ont suivi», note Grégory Monod.

Parallèlement, les prix du foncier ont connu «une hausse légère proche du coût de la vie». Le prix médian d’un terrain est ainsi de 170 000 euros dans le Genevois haut- savoyard. «Le marché est stable en quantité, mais les surfaces proposées, et donc achetées, ont tendance à être plus petites qu’avant», notent les responsables.

Pour le reste de l’année, Grégory Monod et Christophe Guitton s’attendent à une diminution du volume des ventes (tous types de biens confondus) en Haute-Savoie. Ils notent que les fréquents changements de politique fiscale en France et l’évolution incertaine des taux d’intérêt sont de nature à rendre prudents les investisseurs par rapport à la pierre.

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