Mots-clefs

, , , , , , , , , , ,

Image

2014 sera « une année de combats » pour Cécile Duflot a précisé cette dernière dans ses vœux à la presse. Les acteurs de l’immobilier sont fondés à craindre que ces combats ne soient dirigés contre eux. La ministre fustige en effet la notion de marché libre, contre lequel, « elle ne peut pas, elle ne doit pas céder ».Elle ajoute que son rôle d’écologiste est de questionner la société sur la finalité de la croissance.

En même temps, elle réitère son ambition de parvenir à faire construire 500 000 logements par an, dont 150 000 sociaux.  Si elle s’appuie sur les seuls deniers publics, son objectif est irréaliste.

La ministre reconnaît d’ailleurs, en reprenant sans la citer l’analyse que nous lui avions adressée en novembre 2012, qu’il est déjà très rare que le cap des 400 000 soit atteint.

Alors, 500 000, à plus forte raison quand le pays est en crise et les finances publiques sous haute surveillance !

Pour garantir un  toit aux milliers de Français qui en ont besoin, il faut une stratégie admise par tous les acteurs : promoteurs, investisseurs particuliers, propriétaires, banquiers, pouvoirs publics… mais en préalable à la mise en œuvre de cette stratégie, il faut de la confiance.

Comment les promoteurs en auraient-ils quand l’ambition assumée du ministère est de contrôler tous ceux qui sont suspectés de « construire trop cher » dans le pays ?

Comment les propriétaires en auraient-ils quand la surveillance des loyers pratiqués se trouve partout renforcée ?En outre, à supposer que le chiffre des 500 000 logements construits soit atteint, ce simple fait économique fabriquerait mécaniquement de la croissance. Or si en plus, la légitimité même de l’expansion est remise en cause…

«  Notre ministre maintient le cap des grands fonds sans aucun recul critique sur sa propre action … Atteinte d’une forme d’ivresse des profondeurs, elle n’attend qu’un écroulement du marché immobilier.Aucun sentiment de responsabilité ne se dégage de ses propos.Elle découvre que la France a très rarement dépassé les 400.000 logements par an. Elle reste obnubilée par la lutte contre les propriétaires, les soi-disant loyers trop hauts et la lutte contre le marché libre en général.Ces bonnes intentions restent aussi naïves qu’irréalistes face aux contraintes de la réalité. Après de tels vœux pour 2014, il ne reste plus qu’à souhaiter : vivement 2015!»

s’insurge Yoann Joubert, président de REALITES.

Publicités