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ETUDE CFcf MARCHE 2014

CREDIT

Au contraire de l’économie américaine, qui génère une reprise de sa croissance, et malgré l’impulsion monétaire dont elle bénéficie, outre le bénéfice de la chute des prix du pétrole, la zone euro a affiché, en 2014, des performances décevantes. L’accélération attendue pour 2015 devrait rester modérée, les prévisions de croissance pour la France étant plutôt inférieures à 1%, à l’heure actuelle. Malgré une tendance à l’amélioration du climat des affaires en toute fin d’année, la confiance des entreprises et des ménages, nécessaire à la reprise économique, reste insuffisante à un rebond significatif et rapide.Tout comme ses voisins européens, la France est confrontée au risque déflationniste, contre lequel elle va devoir lutter. De plus, le chômage ne devrait pas s’améliorer rapidement, ce qui freine toute dynamique de reprise. L’effet anxiogène qu’il provoque pèse lourdement sur les projets d’investissement des ménages, qui font face, de surcroît, à un alourdissement sans pré- cédent de la fiscalité, du moins pour ceux qui seraient en mesure de réaliser une opération immobilière.

Enfin, une incertitude pourrait peser sur l’évolution des taux longs en 2015, compte tenu des hausses des taux directeurs de la Fed, programmées en 2015.

Les marchés immobiliers devraient logiquement continuer d’évoluer selon des rythmes très différenciés, et les contrastes se renforcer encore.La demande, toujours présente mais plus exigeante, continuera d’exercer une pression accrue sur les prix, et les délais de vente devraient s’allonger. Les décotes sur les prix proposés à l’offre pourraient s’accroître : dans les derniers mois de 2014, certaines décotes ont même pu atteindre 20%, même pour de bons produits, bien situés en Île-de-France.

Les biens recherchés, ou très liquides, devraient continuer de s’échanger mais avec des ajustements de valeur, dont la fourchette devrait s’élargir, pouvant aller de 5% à 10% sur Paris et l’Île-de-France, et les secteurs littoraux du Sud-Est. Dans les métropoles régionales, en coeur de ville, les décotes entre prix à l’offre et prix finalement acté se multiplieront également, et des baisses de valeur de 5% à 15%, et même jusqu’à 20% pour les biens les moins liquides, sont plausibles.

Quant aux logements situés sur les marchés les plus secondaires, ils ne s’échangeront que si les vendeurs acceptent de se remettre dans le marché. C’est à ce prix que l’activité pourra repartir sur des fondamentaux assainis, même s’il n’est pas exclu de voir certains des marchés les moins actifs, ou les plus ruraux, devenir momentanément liquides.

Pour autant, et par effet de lissage, les indices de prix nationaux devraient évoluer au même rythme qu’en 2014, autour d’une baisse moyenne de 0,8% à 1,2%.

étude complète du Crédit Foncier : http://creditfoncier.com/wp-content/uploads/note_conjoncture_logement_cfi_janvier_2015.pdf

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