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Avec près de 34 millions de logements, le parc français est l’un des plus importants d’Europe. Tous logements confondus, on compte aujourd’hui 530 logements pour 1 000 habitants en France métropolitaine contre 501 logements en 2004. Le nombre de résidences principales augmente constamment, et plus vite que celui des résidences secondaires.

Confort. Un quart des résidences principales ont été construites avant 1949 et quasiment deux tiers entre 1949 et 1999 et environ 10 % seulement dans les années 2000. Seules 1,4 % des résidences principales manquent au moins d’un élément de confort que sont l’eau chaude, les WC intérieurs ou une installation sanitaire (douche ou baignoire) contre 15 % il y a 30 ans.

Vacance. Le parc existant compte 2,86 millions de logements vacants, soit 7,8 %. Un chiffre à relativiser. L’inoccupation par choix délibéré du propriétaire est exceptionnelle : la vacance résultant surtout de la mise en vente ou en location du logement, de travaux, d’un règlement de succession ou simplement de l’impossibilité de louer en raison de l’état ou de la localisation du bien.

La tendance des marchés, année après année

Le nombre des ventes dans l’ancien, appartements et maisons confondus, est estimé à 700 000 en 2014 (- 2,4 % par rapport à 2013). Les prix ont baissé de 1,7 % sur un an dans l’ensemble avec de fortes disparités régionales.

Production neuve. Les ventes dans le neuf ont davantage souffert que dans l’ancien. Les promoteurs ont vendus 85 821 appartements et maisons groupées, tandis que les constructeurs ont vu leurs carnets de commande fondre à 99 000 maisons individuelles.

Emprunts. En 2014, les ménages français ont contracté pour 122 milliards d’euros de nouveaux crédits, un montant en baisse de 19 % par rapport à 2013. Sur les 5 dernières années, à l’exception de 2012, c’est le niveau le plus bas enregistré, à lier à la baisse des ventes dans le neuf.

« Ces chiffres montrent à quel point le parc existant, dans ses volumes et dans ses flux, est le moteur essentiel de l’industrie immobilière. La relance de la production neuve, si elle est nécessaire, prendra du temps, alors que le parc existant est disponible, abondant et globalement attractif. Toute action politique venant troubler la fluidité de ce marché s’avère contre-productive. On l’a encore vu avec la sur taxation des plus-values ou l’augmentation des droits d’enregistrement. De nouvelles entraves portant sur le crédit, les loyers ou des obligations de travaux, notamment, seraient autant de mauvais coups portés à un marché encore fragile», conclut Jean-François Buet.

Extrait

DÉPENSES COURANTES DES LOGEMENTS ORDINAIRES En 2013, les dépenses courantes associées au service de logement des occupants des logements ordinaires s’établissent à 321,3 milliards d’euros, en hausse de 3 % par rapport à 2012. Ces dépenses incluent les loyers réels ou imputés* (230 Mds d’€), les dépenses d’énergie et d’eau (56Mds d’€) et les charges (11 Mds d’€).

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