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Gérard MEZOU-BD

Gérard Mézou , Président de la Région FNAIM PACA

Point sur le marché de la transaction

Depuis le début de l’année 2015, les professionnels en PACA constatent un retour des acheteurs sur les biens de types studios et 2 pièces. Les volumes de vente est en augmentation d’environ 5% sur ces produits. Ces dernières semaines, l’annonce d’une remontée des taux d’emprunt génère un regain d’intérêt auprès des primo-accédants qui pourraient anticiper leur achat pour bénéficier des conditions les plus favorables pour concrétiser leur projet.

A contrario, les appartements de grandes surfaces et les villas, auparavant plébiscités par la clientèle étrangère, n’ont pas redémarré. En effet, depuis près de 4 ans, celle-ci s’est retirée de l’arrière-pays varois, des Alpes Maritimes et aujourd’hui beaucoup d’étrangers revendent à perte.

Des prix en légère baisse

Côté prix, depuis deux ans la tendance est légèrement baissière, comprise entre -1% et -3%. Il existe toutefois de fortes disparités entre les villes du bord de mer et l’arrière-pays, davantage touché par cette baisse, et ce, sur tous les types de biens. En ce qui concerne le délai moyen de vente, il faut compter entre 4 et 5 mois, soit une augmentation de plus 1.5 mois depuis 2013. Conséquence de cette augmentation du délai de vente, des décalages de trésorerie progressifs qui mettent en difficulté les entreprises les plus fragiles et les collectivités territoriales.

Sur le marché locatif, les volumes se sont maintenus au 1er semestre 2015 par rapport au 2èmesemestre 2014. Les prix des loyers, tous types de biens confondus, ont quant à eux baissé depuis 2 ans entre 5% et 10%, même en zones tendues. Ceci est particulièrement notable sur les biens à la relocation, quand le locataire en place est resté plus de 5 ans dans le logement.

Concernant la demande, les professionnels constatent que les candidats locataires sont de plus en plus sensibles à la consommation énergétique du logement. Ainsi, les biens ayant un  Diagnostic de Performance Energétique classé E/F/G se louent de plus en plus difficilement. La rénovation énergétique du parc locatif dans les résidences datées des années 60/70 devient désormais une priorité.

1 propriétaire bailleur sur 3 vend son bien

Le poids de la fiscalité sur les ménages conjugué à la situation économique et aux interrogations liées aux obligations de la loi Alur a pour conséquence la disparition progressive des investisseurs dans le parc existant. Actuellement, environ un propriétaire bailleur sur trois profite du départ du locataire pour s’interroger sur l’alternative de relouer ou vendre leur bien.

Autre conséquence liée à loi Alur : la perte de près de 35% du montant des honoraires de location dans les zones tendues, sur les petites surfaces de moins de 40 m². Quant aux honoraires sur les grandes surfaces, ils sont maintenus en deçà des plafonds minimums pour rester compétitifs auprès des propriétaires bailleurs.

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